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Mon chemin d’artiste



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Je m’appelle Stéphane Charest. Mon parcours ne ressemble pas à celui qu’on imagine souvent quand on parle d’un artiste peintre. Je viens du monde de la mécanique industrielle, un univers technique, structuré, concret. Mais au fil du temps, l’appel de la création s’est fait plus fort. J’ai toujours eu cette envie de bâtir, d’imaginer, de faire apparaître quelque chose à partir de rien. Sauf qu’à un moment, les boulons et les machines ne suffisaient plus.

C’est en quittant Montréal pour la Gaspésie que tout a basculé. J’ai décidé de repartir à zéro. De construire — littéralement — ma nouvelle vie. En huit mois, j’ai bâti moi-même ma maison, en tôle, solide et durable, à mon image. Puis, j’ai ouvert ma galerie-atelier à Carleton-sur-Mer. Ce lieu, c’est bien plus qu’un espace d’exposition : c’est mon terrain de jeu, mon laboratoire, mon refuge. Un endroit où je peux créer librement, partager mon univers, rencontrer les gens.

Je peins de façon intuitive. Sans plan, sans croquis. Je commence par la matière — l’acrylique, la spatule, parfois le pinceau — et je laisse les formes me parler. Ensuite, je compose. Je cherche des personnages, des émotions, des scènes. Mes tableaux sont abstraits, mais chargés d’histoires à deviner. J’aime que ceux qui regardent mes œuvres y voient autre chose, qu’ils s’inventent leur propre monde.

Je travaille aussi sur commande, en adaptant mes créations à l’imaginaire des autres : leurs couleurs, leurs formats, leur univers. Créer pour les gens, avec eux, ça me stimule.

Avec le temps, j’ai élargi ma pratique. J’anime des ateliers dans les écoles et en entreprise, pour reconnecter les gens à leur créativité. Je propose aussi des camps de jour artistiques, et je développe des sculptures — parfois interactives, parfois autoportantes — souvent composées à partir de matériaux locaux, comme les pierres de la Gaspésie. Certaines de mes sculptures deviennent des personnages, des êtres figés dans le silence de la pierre, mais pleins d’histoires.

Je ne viens pas du milieu de l’art, et pourtant, c’est là que je me sens chez moi. Je n’ai pas cherché la reconnaissance ou les subventions. J’ai cherché la liberté. Aujourd’hui, je vis de ma passion, entouré de ma famille, dans un coin de pays qui m’inspire chaque jour.

Créer, c’est devenu ma façon d’exister. Et si mon art touche, bouscule ou fait rêver, alors je sais que je suis à la bonne place.

 
 
 

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